lundi 5 décembre 2011

quelques nouvelles de ségolène royal

En attendant la réunion de l'assemblée générale de Désirs D'avenir en février
Ségolène Royal a reçu un courrier de l’ex-Premier ministre grec. Georges Papandréou fait le point sur la situation en Europe et la crise grecque. Tous deux se retrouveront fin janvier au Costa Rica pour la prochaine réunion de l’Internationale socialiste dont ils sont respectivement président et vice-présidente. La présidente de la région Poitou-Charentes voyage, notamment dans le cadre de l’Association internationale des régions francophones (AIRF) qu’elle préside et qui rassemble 145 régions dans 26 pays des cinq continents.
La semaine dernière, elle était au Burkina Faso, pour l’assemblée générale de l’AIRF. Elle s’y est faite l’ambassadrice du cartable de la francophonie qu’elle souhaite faire distribuer à 100 000 enfants dans des régions pilotes. Début novembre, elle a passé dix jours en Asie, en Inde et au Vietnam, également pour la promotion de la francophonie. « A chaque fois, les dirigeants ont demandé à me voir , ils sont si friands de politique nationale ».
Au Vietnam, elle a été reçue par le vice-président de l’Assemblée nationale, et au Burkina par le président de la République, Blaise ¬Compaoré. Ce dernier s’est montré très curieux sur les raisons de sa défaite. « Il pense que si je n’ai pas gagné, c’était parce que les Français n’étaient pas prêts à élire une femme, raconte-t-elle. Je lui ai dit que je ne serai pas la première femme présidente de la République, mais que je serai peut-être la première femme présidente de l’Assemblée nationale en France. » Ségolène Royal refuse d’être trop présente dans les médias « pour ne pas court-circuiter le candidat qui doit prendre ses marques et poser ses jalons », 

Ségolène Royal se tient prête pour janvier.
Cette phrase veut tout dire « Quand il faut déclencher une force de frappe, j’arrive », dit-elle, en précisant qu’elle va « monter en puissance lorsque la campagne commencera vraiment ».
Ségolène royal vient d’être nommée secrétaire nationale à la mobilisation citoyenne, elle devrait entrer bientôt dans la direction du parti.
Sources Mariana Grépinet

mardi 22 novembre 2011

Une grande dame est partie

Paris, le mardi 22 novembre 2011 –
Il y a quelques jours, du 17 au 20 novembre, la Fondation France Libertés organisait un séminaire intitulé « Eau, bien commun de l’humanité ». Ce titre reprenait le slogan de l’un des derniers combats de la présidente et fondatrice de la Fondation France Libertés, Danielle Mitterand. Aux côtés d’autres organisations, elle a en effet œuvré depuis plusieurs années pour que l’accès à l’eau potable soit reconnu au premier rang des droits humains. Cette lutte avait porté ses fruits ces derniers mois : en juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies à New York a ainsi adopté une résolution accordant à l’eau le « statut de bien commun ». Cette première victoire symbolique était essentielle pour la veuve de François Mitterrand qui expliquait : « Celui qui aura la maîtrise de l’eau sera le maître du monde ». Cette étape en annonçait d’autres et notamment la tenue du Forum mondial de l’eau à Marseille en mars 2012 destiné à faire réagir les états et les multinationales afin de protéger l’indépendance de l’eau.

Potiche

Danièle Mitterrand qui s’est éteint cette nuit à l’âge de 87 ans à l’hôpital Européen Georges Pompidou où elle avait été hospitalisée quelques jours auparavant ne participera pas à cette manifestation, tandis qu’elle était parvenue il y a quelques semaines à célébrer les vingt-cinq ans de sa fondation. Cette dernière avait été créée en 1986 et fusionnait trois organisations nées en 1981 au moment de l’élection François Mitterrand. La création de ces organisations devait être le signe de l’indépendance de Danièle Mitterrand qui tout en ayant accompagné son époux dans tous ses combats avait prévenu lors de son arrivée à Élysée : « Je ne veux pas être une potiche ».
Résistante de la première heure

Cette indépendance, Danièle Mitterrand l’exerça de façon parfois dérangeante (tout du moins aux yeux de son époux et de ses alliés politiques) notamment lors de ses prises de position en faveur du régime dictatorial de Cuba qui lui ont été souvent reprochées et qu’elle n’a jamais publiquement regrettées. Mais si cette indépendance lui inspira parfois des admirations contraires à l'esprit de liberté, elle sut également la guider sur le front de la résistance qu’elle rejoignit dès l’âge de dix-sept ans. C’est au sein du réseau où elle œuvrait avec sa sœur qu’elle rencontra François Mitterrand, dont l’engagement dans la résistance avait été postérieur à celui de sa future femme. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy rend hommage à « une femme qui n’abdiqua jamais ses valeurs et poursuivit jusqu’au bout de ses forces les combats qu’elle jugeait justes ».

Aurélie Haroche



Danielle Mitterrand : "grande dame"pour Royal par BFMTV

mercredi 16 novembre 2011

mercredi 26 octobre 2011

Ce soir au lit mais une bonne lecture

Ce soir j’écris , pas de nouvelles de Sègolène elle doit se reposer en ce moment ,  
        Elle n'est plus la, mais elle les intrigue toujours autant ! Mais voilà c'est une femme debout courageuse, qui dès sa convalescence passée, se remet au travail, au service du peuple, de la nation, de celui qui gouvernera la France en 2012.

        Le PS, le sait, il ne pourra gouverner sans elle , si il veut gouverner autrement, déployer un autre système, un autre modèle social, qui sauverait à lui seul, la France mais aussi l'Europe de la crise, qui perdurera tant que rien ne change ...
               la Force Citoyenne arrive mais il y a un temps pour tout alors je vous disai : 

             Bon en politique , il y a la cuisine et beaucoup de nos militants avant tout , sont des commis de cuisine qui aspirent a être des chefs pour la cuisine électorale, il y a les commis de cuisine , les plongeurs , les militants sont aussi membres de cette brigade , il y a le coup de feu ça c’est pour le moment des élections et puis après le coup de feu vient la pause ou le communard le cuisinier des chefs , le cuisinier des cuisiniers leur prépare le repas , essayez de méditer qui est dans la cuisine ou tout du moins dans la brigade le pendant politique de cette brigade , est ce que la brigade peut être comparée a une fédération ou a un parti ça je vous le dirai pas mais je vous le laisserai deviner , il y a aussi les sauciers autant ceux qui font monter la mayonnaise ou ceux qui singent le fond pour l’épaissir ceux faut s’en méfier , car en cuisine ce sont des alchimiste du gout on les retrouve en politique encore là je ne vous dirai pas qui ils sont je vous laisse deviner mais des noms m’arrivent sur le bout des lèvres , et puis il y a ceux qui font le sale boulot qui nettoient les marmites ou polissent les culs de poule,  leur pendant à eux en politique cela je ne vous le laisse pas deviner , je vous le dis ce sont les militants de base.

         Mais j’ai envie comme Guy mollet nous le disait et chacun se reconnaitra ou pas « Le rôle des militants, c’est d’être toujours cocus » (Guy Mollet). Ce constat, déjà vrai à l’époque où les partis politiques comptaient beaucoup plus de militants, l'est encore plus aujourd’hui.

            Le rôle des militants se résume à :
- distribuer des tracts et coller des affiches (rôle de plus en plus accessoire, à l’époque où les campagnes se gagnent ou se perdent à la télévision);
- remplir les salles des meetings pour montrer, dans les reportages, qu’il y avait beaucoup de monde, et applaudir sur commande comme dans les émissions publiques de télé;
- payer des cotisations, pour amener des sous supplémentaires aux partis (moins indispensable depuis leur financement public);
- repérer parmi eux des gens aptes à exercer différentes responsabilités, et, pour les leaders, à enrôler à différents niveaux dans leurs écuries c’est là ou c’est intéressant car partout il ya des gens intéressants  
             Et c’est tout, c’est strictement tout.
- on a décidé que c’est Aubry qui serait Premier Secrétaire : c’est Aubry qui est Premier Secrétaire, point barre;
- on a décidé que Royal ne sera pas la candidate du PS en 2012, et Royal ne sera pas la candidate du PS en 2012, point barre ; quitte à faire désigner, si besoin, le candidat du PS par les instances où elle est minoritaire.
        Les militants ne seront pas contents ? Des militants quitteront le parti ? Mais qui donc cela pourrait-il gêner ?
         Ce qui compte, ce ne sont pas les militants, ce sont les électeurs : que pèsent 200 000 militants d’un parti, 30 000 militants d’un courant, par rapport à 40 millions d’électeurs ? Rien, zéro, nada. Alors il était donc très opportun de créer ces primaires et la solution fut acquise !!!
Qu’importe s’il y a un jour 50 % d’abstentions aux élections, ou davantage ? C’est comme ça que fonctionnent depuis toujours les Etats-Unis (l’élection d’ Obama a été une exception) : ce qui compte, en politique, c’est l’accès au pouvoir . Mais le militant le sait 

          Évidemment, c’est pareil dans tous les partis.

       Il suffit d’ailleurs de lire le niveau des contributions de la majorité des militants (de tous les courants et de tous les partis, lorsqu’on leur en demande) pour s’imaginer facilement l’opinion réelle que doivent avoir d’eux leurs leaders, des politiques aguerris entourés d’experts pointus et de toutes opinions.
       S’il y a une activité politique qui abrutit, qui fanatise, qui ferme et appauvrit l’esprit critique et l’intelligence au lieu de les ouvrir et de les enrichir, c’est bien le militantisme.J'en fut un et a ma façon j'en suis encore un mais je garde mon esprit critique tout en croyant à la cause .

       Voilà pourquoi la seule qualité que les politiques apprécient, chez les militants, c'est la fidélité (absolue, inconditionnelle, bornée) : moins ils réfléchissent, plus ils sont appréciés c'est dur a dire ça a été comme cela mais ça change et il n'est d'ailleurs pas impossible que l'avenir soit aux partis sans militants (comme c'est déjà le cas pour les syndicats sans syndiqués).
        Mais ces militants existent ils doivent être respectés ce sont les petites mains qui fabriquent ces élus ils seront toujours là c’est la peuple , c’est le petit peuple et c’est la dessus que ce bâtit la société alors pour en revenir a la société et a son chef : 

               Demain il parlera , le petit nerveux comme dit Douglas celui qui chauffait la salle des meetings de notre désormais candidat François Hollande , donc le petit nerveux ayant peur qu’il n’y ait pas trop d’audience ,  monopolise deux chaines de télé , qu’est ce qu’il peut dire ? , il va encore nous demander de faire des efforts mais c’est toujours aux petits que cela s’adresse, on ne peut pas non plus rentrer dans un système a la soviétique quoique cela ne ferait pas de mal aux nantis une ponction, une petite ponction c’est de l’argent de poche pour eux, mais non on va nous augmenter la TVA , il va nous faire encore une manip , mais comment cette droite cautionne encore ce capitalisme qui est  au bout du rouleau ?
         Ce capitalisme a épuisé ses possibilités de se perpétuer en se recomposant. La crise du capitalisme ne remonte pas à quelques années et ne se réduit pas aux événements financiers observés entre 2008 et 2012. Le système est en crise depuis le milieu des années 1970 (allusion au choc pétrolier de 1974). Et donc, presque quatre décennies d’instabilités et de crises concevables comme les signes d’un système se défaisant, se détricotant (en traduisant infolding). Ainsi, les combats politiques ne vont plus concerner le capitalisme mais le système qui va le remplacer. Ce propos a le mérite d’être tranché.
         Un second constat porte sur ce qui va remplacer le capitalisme. Ils se cherchent même au gouvernement ils essayent de trouver soit le libéralisme mais dans sa réflexion , Wallerstein n’écarte pas la possibilité d’un système plus démocratique et plus égalitaire, c'était la démarche de Ségolène et c’est là aussi que prend toute la dimension du Vote Hollande Espoir , mais  Wallerstein précise néanmoins  que l’Histoire n’est jamais allé dans ce sens. donc en votant Hollande nous exorcisons cette attitude ancillaire. (Bref vous vous demandez qui est ce Wallerstein et quelle autorité a t il pour affirmer cela , vous cliquez sur le nom et vous avez la réponse.)
           Allusion sans doute aux transitions totalitaires du premier 20ème siècle. L’autre possibilité est un système encore plus centralisé, hiérarchisé, polarisé avec des centres de domination et des populations surexploitées. On ne sait pas quel système remplacera le capitalisme mais on sait qu’il est possible d’avoir un système pire qui fera regretter le précédent. Alors faisons le pas car nous serions donc face à une bifurcation rendue nécessaire par le fait que l’accumulation incessante du capital n’est plus possible et que si ce système a bien fonctionné depuis 500 ans, comme tout système évoluant dans le temps, il arrive à un stade ou les forces de décomposition l’emportent sur les forces de création.C'est la voix du refus de cette démarche prôné par François Hollande.
         La majorité des citoyens en France sont tenus en laisse par des crédits et affirment que de nos jours avoir un CDI est une sécurité donc pourquoi se préoccuper des autres ?
          Parce que les autres ne sont rien sans vous et vous vous n'êtes rien sans les autres. La stratégie qui consiste à diviser pour régner marche. La population en CDI payé au smic suppose appartenir à la classe moyenne sous prétexte qu'elle a accès à la consommation et au crédit. Cette dernière étant la plus proche des bénéficiaires du RMI, la stratégie consiste à créer une opposition. Affirmer que la fainéantise pousse la société à prendre en charge "la honte de la nation" bénéficiaire du RMI qui soi disant gagnerait plus que le travailleur payé au Smic.
         Je lisais ce matin les propositions de  Laurent Wauquiez qui suggère, dans les propositions qu’il soumet à l’UMP pour son projet 2012, de réserver une partie des logements sociaux à ceux qui travaillent. Il fait fort et les autres ceux qui ont le Rmi ou ceux qui sont au chômage ils vont sous les ponts y en a marre de ces provocations
          L.Wauquiez souhaite incarner une droite dite « sociale », il utilise pourtant une vieille recette de la droite qui n’a rien de social: opposer ceux qui travaillent à ceux qui seraient des « assistés » de la société. Après ses propos récents sur « l’assistanat, cancer de la société », Laurent Wauquiez se spécialise dans les déclarations provocantes et absurdes.
        Malheureusement, les propositions de L.Wauquiez montrent que celui-ci et ses amis méconnaissent totalement la réalité du monde HLM et de ses besoins. Ils ignorent surement que les conditions de ressources existantes pour obtenir un logement social bénéficient déjà aux personnes pouvant justifier de revenus pérennes, c’est-à-dire bénéficiant d’un emploi. Un des défis actuels du logement social est justement de loger ceux qui ne replissent pas ces critères et ont besoin de se loger.
     Depuis 2007, le gouvernement n’a rien fait pour enrayer la hausse du coût du logement. De nombreuses personnes peinent à trouver un logement qui réponde à leur besoin et les difficultés pour se loger sont devenues un véritable handicap pour trouver un emploi. Pour y répondre, les Français sont en droit d’attendre d’un ministre autre chose que des déclarations à l’emporte-pièce. Le programme du Parti socialiste propose par exemple la construction de 150 000 logements sociaux par an, le renforcement de la loi SRU et l’encadrement des loyers à la première location et à la relocation dans les zones de spéculation immobilière.
       Le Chômage est en hausse et le budget de l’emploi est en baisse c’est le résultat de la politique irresponsable du gouvernement
       Compte tenu de la multiplication des politiques confuses et improvisées sur le front de l’emploi ces dernières années, c’est sans grande surprise que le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi continue d’augmenter. Pour le seul mois de septembre, on dénombre une augmentation de + 27.600 demandeurs d‘emploi (+26 000 pour la seule catégorie A !). En un an, cette augmentation est portée à 181.100 demandeurs d’emploi ! La gravité et la persistance des mauvais chiffres ne permettent plus sérieusement à la droite de se réfugier derrière la crise pour justifier ce qui s’apparente à l’un des bilans les plus calamiteux de notre histoire.
          La véritable crise qu’a traversée la France, c’est bien celle de l’incompétence de son  gouvernement et de son incapacité à mettre en place des mesures cohérentes et en faveur de l’emploi. Absence de véritable plan de relance, absence de soutien à la consommation et subvention du chômage par la multiplication des heures supplémentaires détaxées : difficile de mettre en place une politique plus chaotique !
      L’enchaînement des plans d’austérité, qui n’a eu comme conséquence que de gripper la consommation et la croissance, s’avère être un échec cinglant et une erreur économique majeure en temps de crise. Et pourtant, cette droite irresponsable récidive, au risque de plonger définitivement notre pays dans la récession. Malgré des prévisions de croissance sans cesse revues à la baisse, le gouvernement persiste en présentant un projet de loi de finances pour 2012 avec des crédits de la mission Travail-Emploi en diminution de 1,39 milliard d'euros, soit une baisse de 12 % ! Les économies ne se feront donc pas sur le dos des traders mais bien des chômeurs !
           La France a besoin d'une autre politique. Une politique de sortie de crise qui permette à la fois la réduction des déficits, notamment par la suppression de niches fiscales, et la relance de la croissance, notamment grâce à une nouvelle politique industrielle. Cette politique de sortie de crise sera fondée sur un partage plus juste et plus efficace des revenus et sur une grande ambition pour la jeunesse. Les primaires citoyens ont donné un magnifique élan à ce changement. Nous le proposerons aux Français en 2012.
         Les élections approchent et les fausses promesses se succèdent. Nous ne devons pas baisser les bras, il est nécessaire de combattre le gouvernement en misant sur l'éducation, la formation et l'information. Nous devons aussi mettre la pression et je dirai même les mettre sous pression et les mettre face à leurs responsabilités. Refusons de collaborer avec un gouvernement qui nous stigmatise, nous méprise, rejette l'humanité, n'accorde rien au pauvre et nous a tous rendu orphelin. Nous ne sommes pas les enfants de cette France colonialiste et injuste. Je prédis les faits suivants : il reste trois ans à la France pour tout changer avant que nous survienne une crise dont nous ne connaissons pas l'ampleur, trois ans pour piller du pétrole et avoir des excédents ? Trois en en Libye et pourquoi pas en Iran dans trois ans ?
Nicolas 
contribution personnelle et aussi  avec le concours des textes de Alain Vidalies  ,  
et de Nathalie Perrin-Gilbert
mercredi 26 octobre 2011

vendredi 14 octobre 2011

Dés lundi on refait le match?

                "Cogner, frapper, attaquer pour détruire. Martine Aubry et ses partisans ont choisi, pour refaire leur retard, une tactique de terre brûlée. "Gauche molle", "propositions floues", "utilisation des mots de la droite", "candidat du système" : répétés et amplifiés par des lieutenants déchaînés, le réquisitoire contre François Hollande devient avec chaque heure qui passe plus acerbe et plus violent. Disons-le tout net : ce comportement est parfaitement irresponsable.

                 Certes un débat à l’eau tiède eût ennuyé l’électeur et rendu la compétition sans âme ni relief. Il était légitime de faire valoir ses idées et de marquer les différences qui peuvent séparer les candidats. Martine Aubry a eu raison de souligner les désaccords. Mais elle viole cette fois, de toute évidence, la règle implicite de cette primaire : pas de polémique personnelle qui pourrait ensuite servir la droite.

                 Le procès en sorcellerie intenté à l’ancien Premier secrétaire et porte-parole de Lionel Jospin, inspiré des vieilles ficelles mollétistes qui ont si longtemps empoisonné le PS (nous sommes plus à gauche en paroles, donc les autres sont des traîtres), sert sur un plateau à Nicolas Sarkozy l’argumentaire qu’il était jusque-là bien en peine de bâtir pour contrer ses adversaires.

                   Comment, si elle est battue dimanche, Martine Aubry pourra-t-elle soutenir soudain un homme qu’elle a cherché à piétiner pendant toute la fin de campagne ? Qui croira à la sincérité de son ralliement ? Si le caractère de Hollande est inexistant, mieux vaut laisser Sarkozy à l’Elysée : au moins, c’est un mec qui a des couilles… Cette agressivité traduit une ligne politique suicidaire : plutôt faire perdre la gauche que perdre la primaire.

                 D’autant que la championne de la "vraie gauche" n’a vis-à-vis de François Hollande aucun différend idéologique sérieux. Elle souscrit au même programme que son rival, elle propose la même réforme fiscale, la même réglementation bancaire, la même priorité donnée à l’éducation, les mêmes changements institutionnels.

                Elle dit "relance mais aussi rigueur", Hollande dit "rigueur mais aussi relance". Elle dit : "il faut réduire la dette". Il dit : "réduire la dette, il faut". Elle entretient avec l’establishment des affaires des relations plutôt plus étroites que celles de François Hollande. Amie d’Alain Minc, le Jiminy Cricket des élites, elle aime à rappeler qu’elle a travaillé au sein d’un groupe multinational, non comme salariée et syndicaliste, mais comme directrice des ressources humaines, chose parfaitement honorable au demeurant, mais qui ne vous désigne pas d’emblée comme une héroïne de la classe ouvrière.

            Laquelle, au demeurant, a voté plutôt Hollande, alors que les bobos à statut ont en majorité préféré Martine Aubry. Elle est tout aussi européenne que lui et se tient depuis toujours dans une filiation largement démocrate-chrétienne (voir le "care"), fidèle en cela à l’héritage réformiste et européen de son illustre père.

              Quant aux différences de caractère, elles se résument en un mot : Aubry est volontaire, Hollande est opiniâtre. Voilà tout. Le reste n’est que rhétorique de campagne.

            La primaire s’était jusque là déroulée dans une sorte d’état de grâce. Tout sympathisant de la gauche doit aujourd’hui s’inquiéter. Nicolas Sarkozy observe tout cela, non "en tremblant", comme l’a dit un peu vite Harlem Désir, mais en jubilant. Il est encore temps de ranger les poignards et de revenir à un débat civilisé, qui laissera toute sa légitimité aux désaccords de fond, mais qui ne servira pas de bouée de sauvetage à une droite en difficulté."
Laurent Joffrin

mardi 11 octobre 2011

dimanche 2 octobre 2011

y en a marre !!!


           Ca devient, au delà du lamentable, une espèce de coalition médiatico sondagière qui me fait, je dois le dire, assez peur...Ces éditocrates, experts agréés du système, se relaient pour manipuler autant que faire se peut l'opinion....le premier sursaut viendra du peuple aux élections primaires....ou bien il tombera dans le panneau grossier des "sachants" et je crains que la révolte soit plus grave, dans la rue, un peu plus tard. 

            Y'en a assez de cette élite qui squatte notre patrimoine historique, 
            Y'en a marre des ses élus auto-proclamés qui subtilisent tous les pouvoirs, qui se reproduisent entre eux, qui méprisent les citoyens en faisant semblant  de compatir à leurs difficultés ou à leurs aspirations....Ils savent tous que cette personne issue de leurs rang, sortie des mêmes écoles, connaissant leur fonctionnement par coeur, s'est convaincue, en rencontrant les vrais gens dans leur vraie vie, que ce système s'était progressivement déconnecté, avait même tourné le dos à ceux qui pourtant leur donnent leur légitimité. 
             La vérité c'est que le système a peur de Ségolène Royal, peur d'une femme dont les idées prennent racine non seulement dans nos valeurs communes, issues de la révolution, mais également dans les coeurs et dans les ventres des français, quelques soient leurs origines, quelques soient leurs statut social...et qu'elle a l'intention -crime de lèse-majesté- de leur rendre le pouvoir! de les associer à l'avenir commun, de les impliquer dans la reconquète d'un prestige perdu à force de compromission, de mensonges, de copinages avec les pouvoirs de l'argent auquels ils ont fait allégeance. 
             Le système a peur que cette femme arrive au pouvoir et que ce qu'elle propose permette à chacun de retrouver confiance en soi, en ses élus, en son pays...eux qui les entretiennent dans la peur de l'autre, la dépendance, la déclassification, la précarisation. 
            Y'en a marre des ces experts qui se sont trompés sur tout depuis tant d'années, qui viennent nous dire ce que nous pensons, ce que nous devons penser, ce que nous devrions penser....Ils n'ont pas la science infuse et ils ont juste l'art de la réthorique de laquelle ils ont limité l'accès, pour laquelle seuls les agréés ont les codes. 
           Y'en a marre de ces gens de gauche, ou qui se disent de gauche, et qui ne sont que des apparaticks avares de trouver une place dans le système, qui sont parfois prêts à tout  jusqu'à renier dans les faits leurs convictions en soutenant untel, bien loin de ce qu'ils pensent, pour empêcher telle autre, trop dangereuse à leur yeux pour la suite de leur carrière...
          Y'en a marre! il est temps de faire le ménage, de faire de la place à une autre pensée...tout simplement de la place à LA pensée, celle que chacun peut avoir et qui n'est ni moins bonne, ni moins pertinente que celle de ceux qui s'octroient en cercle fermé, le pouvoir de dire la vérité, la vérité de leur système, une vérité qui ne nous concerne plus. 
          Y'en a marre et il faut le faire savoir le 9 octobre en mettant, oui, je l'affirme haut et fort, un bulletin Ségolène Royal. C'est sans doute la seule personne qui aujourd'hui a non seulement la volonté de changer les choses mais également de les changer pour nous, collectivement. Le pouvoir n'a aucune légitimité s'il est obtenu pour d'autres raisons que celle de servir autrui, le peuple, le pays et au delà!
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